La retraite …

Les maisons de retraites sont comme des colonies de vacances sauf qu’il n’y a pas de rentrée des classes. (Patrick Timsit

Retraite! Ce mot à lui seul génère une game d’émotions spécifiques à chacun. Certains la voient comme une nouvelle phase de la vie, apportant son lot de plaisirs tandis que d’autres la vivent comme la fin d’une vie. Il y en a qui préfère prendre une semi-retraite afin de conserver leur train de vie, d’autres la prennent sans réfléchir. L’important dans tout ça est de la prendre quand on est prêt émotionnellement et pour les bonnes raisons.

Une retraite, ça se prépare, ça se planifie si vous voulez en profiter au maximum. J’avais prévu prendre la mienne à 65 ans mais le destin en a décidé autrement. Subtilement, sans s’annoncer,on m’a mis à la retraite. Une passe difficile mais surmontable! J’ai vécu le rejet, l’abandon, la frustration, la colère. Je me suis relevée, j’ai fait le ménage dans ma vie, j’ai analysé mes sentiments et mes besoins. Il y a des batailles qui nous détruisent alors j’ai choisi de lâcher prise et de regarder en avant.

Le fait de recevoir dernièrement une commande pour une échelle de croissance a été l’élément déclencheur. Aujourd’hui je réalise que finalement ma vie s’ouvre sur un monde nouveau. J’ai des projets plein la tête. Je visite maman sans avoir à gérer mon temps. Je me sens libre, je me sens bien, je suis heureuse.

Mon premier projet est un cours de peinture à l’huile. Je me suis inscrite pour une session débutant en septembre. Difficile de vous dire tout le bonheur que ce geste m’apporte. Je ressent une joie immense. Je suis surexcitée à la pensée d’accomplir un rêve qui me semblait encore bien loin. J’ai déjà en tête le croquis de ma toile. Pour sûr que j’en ferai un blogue le temps venu.

Mais ceci n’est qu’une pré-retraite car la vraie sera lorsque Sylvain prendra la sienne. Notre projet commun est de prendre logement en résidence pour retraités et de profiter des services et loisirs qu’offrent ces établissements. Vivre un jour à la fois, voilà ce que j’appelle la retraite …..

À la r’voyure….

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Cruauté …

On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal. On a du cœur ou on n’en a pas.

(Lamartine)

Nos médias nous présentent régulièrement des cas de maltraitance de toutes sortes. Que nous parlions de sévices fais aux enfants ou aux personnes âgées ou encore de maltraitance animale, les images nous interpellent et nous touchent au plus haut point. Nous avons le jugement facile. Nous nous élevons contre ces agissements scandaleux, et ce, avec raison. Nous demandons que justice soit faite. Mais cette justice est-elle équitable pour tous?

Prenons le cas d’un bébé brassé, un enfant battu ou un enfant victime d’abus sexuel, les blessures sont apparentes. C’est pitoyable ! Que fait-on pour les protéger? Combien de personnes savaient mais n’osaient dénoncer! On ferme souvent les yeux de peur de… et même quand on dénonce, il faut des preuves. Est-ce la seule fois, est-ce que c’est continuel? Parfois l’enquête est tellement longue que l’irréparable survient.

Que dire maintenant de nos personnes âgées en perte d’autonomie que l’on confie à l’état ou au privé en voulant le meilleur pour eux. Quand un cas de maltraitance survient et est surtout médiatisé, la famille tout comme la population montent immédiatement aux barricades. Nous devenons juge et bourreaux. Nous punissons les coupables puis tout va bien. Notre conscience est tranquille. Mais que faisons-nous de concret pour nos aînés à part leur trouver une place pour finir leurs jours en se disant qu’ils seront bien soignés. Combien de temps passons-nous avec eux? Ça se calcule en heures/semaine ? en visites/mois ? ou par année ? ou tout simplement les dernières heures avant leurs morts ?

Nous demandons au personnel de leur donner les soins et l’amour que nous sommes incapable de leur donner. Nous exigeons qu’ils soient humains envers nos aînés qui parfois sont eux-mêmes atteint de démence et violents. On s’attend que nos préposés aux bénéficiaires soient toujours souriants, aimables et patients malgré l’épuisement dû à la surcharge de travail. C’est plus long et surtout moins agréable de changer la couche d’une personne âgée que celle d’un bébé qui babille et vous sourit. Et si nous étions plus présents auprès de nos aînés, si nous participions à leur bien-être dans la mesure de nos capacités bien sûr. La douleur morale est une souffrance invisible mais combien insupportable.

Et j’en viens à parler de cruauté animale! Tous les amoureux des animaux dénoncent les coupables et font en sorte qu’ils soient punis. Ils seront surveillés afin de ne pas recommencer leur barbarie. Les animaux seront pris en charge et soignés, si c’est possible, sinon ils seront euthanasiés afin d’abréger leurs souffrances. Les soins et traitements offerts aux animaux sont parfois plus humains que ceux apportés aux humains en position d’infériorité. Mais pourquoi?

Bien sûr je me vois mal demander l’euthanasie pour ma mère de 92 ans. Ça ne serait pas politiquement correcte. Ma mère est physiquement en santé. Elle mange bien, elle dort bien, elle se déplace lentement avec une canne mais c’est bien, elle n’est pas en fin de vie. Alors que demander de mieux! Bon! Le cognitif est en baisse, elle ne sait plus penser mais ce n’est rien de physiquement douloureux. Tel un enfant, il faut la diriger, la surveiller et voir à la divertir. Elle vit dans une résidence privée en milieu familial, entourée de gens formidables. Ça aussi c’est merveilleux! Pourtant, je vois de la tristesse dans son regard. Je la visite plusieurs fois par semaine, elle me reçoit avec un grand sourire comme si je lui donnais la lune. Mais elle est triste en dedans. Elle est bien consciente qu’elle est incapable de faire ce que les autres font. Sa mémoire lui fait défaut et ça aussi ça ajoute à sa douleur morale. Elle me demande parfois si c’est vrai qu’elle a eu plusieurs enfants. Elle essaie de se souvenir de leur nom. Je lui énumère en ordre, du premier au dernier. Elle me demande où ils sont, je lui nomme les défunts, ceux qui demeure loin et ceux qui travaille encore et manque de temps. Et ça fait mal! D’autres jours, elle me demande de prier pour que Dieu vienne la chercher. Et ça fait mal! J’ai vu mon frère se battre pour qu’on le laisse mourir, et ça aussi ça fait mal! Mais si je demande l’euthanasie pour ma mère, je serai pointée du doigt, on me jugera comme une criminelle car maman ne souffre pas.

Si ma mère était un chien, il y’a longtemps qu’on l’aurait euthanasiée car c’est impensable de faire souffrir une bête ainsi handicapée. Quand je serai vieille, en santé comme ma mère et placée dans une résidence avec soins, s’il vous plaît, traitez-moi comme un chien et amenez-moi chez un vétérinaire pour que l’on m’euthanasie en toute douceur, dans la dignité. Ne me laissez pas attendre la mort.

À la r’voyure …..

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Dans ma bulle

« Si les arts veulent un cœur ardent, il leur faut aussi un esprit libre.  » (Constance de Théis)

Ce matin je suis fébrile. J’ai choisi mes pinceaux et mes couleurs. J’ai fait les croquis et le montage de l’échelle et me voilà prête. J’ai un peu le trac. Il y a longtemps que je n’ai pas utilisé les pinceaux. Bien sûr j’ai peint l’échelle de Kassandra mais les dessins étant naïfs, c’est toujours plus simple de mettre les couleurs. Cette commande-ci se veut moins enfantine. Ça demande plus de technique dans le choix et le maniement du pinceau.

Me voilà devant mes couleurs, mes écouteurs aux oreilles, le pinceau à la main et c’est parti! Le croquis de base prend vie par la magie des teintes et des ombres. Là légèreté des traits fait apparaître le pelage soyeux de maman renard. Bébé a le poil moins coloré et plus dru. Il devra grandir pour atteindre les caractéristiques déterminantes de l’adulte.

J’ai repris confiance. Deux ou trois coups de pinceau comme essai ont suffi à me rassurer. Bien concentrée, enfermée dans ma bulle, j’évolue au rythme d’une musique douce. Un bonheur inexprimable fait battre mon cœur. Mes doigts font glisser le pinceau avec aisance, transmettant au dessin tout l’amour et la reconnaissance qui m’habite. Oui! Je remercie la vie de m’avoir donné ce don ainsi que la possibilité de le pratiquer à ma guise.

Le premier dessin est complété. Je suis satisfaite du résultat. Tel que promis à ma cliente, elle recevra une photo de mon travail par messenger. N’est-ce pas merveilleux!

Je vous laisse sur une note de bonheur retrouvé et vous dis …..

À la r’voyure …

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Attendre la mort

Vis pour ce que demain a à t’offrir et non pour ce que hier t’a enlevé. (Auteur inconnu)

Nous naissons pour mourrir un jour. C’est une vérité incontournable, mais discutable. Être ou ne pas être, vivre ou attendre la mort.

J’ai visité maman dimanche. Impossible de ne pas voir ce regard remplit de tristesse. C’était un mauvais jour pour elle. Maman est consciente de sa perte d’autonomie. Elle bouge de moins en moins. Elle est comme un enfant, il faut penser pour elle, lui proposer des activités.

Hier nous l’avons amené à un concert en plein air. Ça lui a permis de voir sa sœur qui demeure justement en face du parc où se tiennent les concerts. Nous sommes restés une heure. C’est bien! Maman a vu sa sœur, elle a marché et pris l’air. Mais le pire reste toujours le retour au bercail. Elle ne reconnaît jamais sa demeure. En plus, pour mal faire, l’ entrée était verrouillée et Maurice était occupé à coucher tout son monde. Debout devant la porte à attendre qu’on nous ouvre, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Maman répétait sans cesse que ce n’était pas sa maison. La panique montait en elle et quand on nous a ouvert, elle ne voulait pas rentré. Heureusement,dès qu’elle a vu Maurice, elle s’est calmée. Ouf! Quelle soirée! Des émotions pas faciles à vivre!

Et tous ça m’amène à réfléchir. Nous passons la première partie de notre vie à vouloir vieillir, et l’autre à regretté notre jeunesse. Maman me demande de prier pour que Dieu vienne la chercher. Je me demande pourquoi elle vit encore. Elle a vu mourrir son mari, ses amies, ses parents, deux enfants. Il ne lui reste que deux sœurs et deux amis qu’elle ne peux côtoyer. Est-ce que cette souffrance est nécessaire? Est-ce ce qu’on appelle le purgatoire? Si Dieu existe alors il n’est pas si miséricordieux. Ma grand- mère a vécu ses trois dernières années de sa vie assise dans un fauteuil à regarder le même décor. Jour après jours elle priait Dieu de venir la chercher. Je l’ai vu s’éteindre lentement. Aujourd’hui c’est au tour de maman. Je serai la prochaine. Je fais attention à ma santé mais nul n’est à l’abri des troubles cognitifs. Je souhaite juste que d’ici là l’euthanasie sera un choix disponible pour ceux dont le corps est solide mais la souffrance est morale.

En attendant, je vais essayer d’ajouter à ma mère des petits bonheurs dans une vie sans parfum, ni couleurs……

À la r’voyure….

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Un message porteur de joie

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille et le bonheur se cultive… (Bouddha)

La vie apporte parfois son lot de peines, de détresse. J’y ai goûté plus souvent qu’à mon tour. Mais cette vie est aussi porteuse de petit bonheurs et à cela, je suis très attentive.

Il y a de cela quelques semaines, j’ai reçu un message d’une dame qui m’est totalement inconnue. Une question toute simple! Une personne intéressée à m’acheter une échelle de croissance! Elle me posait la question à savoir si j’étais toujours disponible pour lui en faire une. J’ai cessé d’en faire il y a de cela quelques années alors je lui ai donc demandé qui m’avait référée. Elle m’a trouvée par le biais d’une recherche sur internet.

WoW! C’est comme une douceur qui m’arrive d’une inconnue et qui m’ouvre une porte sur une route oubliée. Cette dame n’est nullement consciente de la joie qu’elle provoque. Moi qui était dans le néant, recherchant une étincelle de vie dans un quotidien obscur, vide de sens.

Cette dame a vu mes échelles et les a aimées. C’est comme si elle me disait : mme vous êtes l’artiste avec qui je veux faire affaire. J’avais mis de côté ma passion si loin que j’avais enterré le cœur de l’artiste qui me représente. Aujourd’hui j’ai sorti mes outils, j’ai sablé les côtés, j’ai tracé les lignes des graduations. J’ai préparé ma pièce, prête à recevoir les dessins qui donnerons vie à une banale planche de bois.

Ce soir je discute avec ma cliente afin de me permettre de visualiser ses goûts et de les peindre en harmonie avec sa personnalité.

Oui! Je reprends mes pinceaux. Je laisse mon moi reprendre le contrôle de ma vie.

À la r’voyure chers lecteurs, lectrices ……

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Habitudes de vie et anxiété

Le pardon est plus qu’un sentiment; c’est une force qui déclenche d’admirables effets. ( Mireille Auclair)

Hier j’ai assisté à une rencontre très enrichissante sur l’anxiété. Le stress est un état qui agit de façon différente d’un individu à l’autre. L’anxiété mal gérée peut mener à la dépression et nul n’est à l’abri de ça.

Dans la vie de tous les jours où la performance et le bien paraître déterminent nos gestes, le stress brime notre bien-être et détruit petit à petit notre santé. J’aimerais partager avec vous ce que j’ai retenu de cette rencontre.

Pour gérer son stress il faut d’abord connaître sa provenance. Des chercheurs ont établi quatre éléments déterminants relatifs au gens stressés. Ces facteurs se résument au mot clé CINÉ soit:

Contrôle faible: lorsque vous n’avez pas le contrôle d’une situation.

Imprévisibilité: lorsqu’un imprévu vient chambouler votre horaire et vous sort de votre zone de confort.

Nouveauté: lorsque vous faites face à quelque chose que vous n’avez jamais expérimenté.

Égo menacé: lorsque votre égo est impliqué.

Chaque situation de stress comporte un ou plusieurs des facteurs CINÉ. Comment gérer ? Il faut, en tout premier lieu, faire l’analyse de ce qui nous arrive et la décortiquer. Quelle partie puis-je exécuter? Quels sont les solutions possibles? Lorsque nous connaissons la provenance du stress, nous pouvons chercher un moyen de le gérer. Comment? En se renseignant,en demandant de l’aide. Bien sûr il faut mettre l’orgueil de côté et accepter d’être aidé.

Gérer son stress, c’est faire face à la situation. Ça passe par l’acceptation et la volonté de réussir. Il faut de la résilience. Ça demande un effort démesuré. Ça implique du courage, de la détermination. Nous aurions le goût de fuir, de laisser la peur ou la panique nous submerger mais ça serait une erreur. Ce n’est vraiment pas facile à faire mais c’est la seule façon de sortir gagnant. Nous ressentirons un état de bien-être et une fierté d’avoir réussi quelque chose qui au départ paraissait insurmontable. Notre estime de soi et notre confiance augmentent. Avec le temps, chaque petites victoires nous fait grandir, nous rends plus forts.

L’aide et le soutient de nos proches sont un avantages précieux. Ceux qui l’ont possèdent un trésor . Pour les autres, il y a des services d’aide offerts dans tous les CLSC. Il faut se servir des outils qui sont à notre portée. Il ne faut pas se laisser envahir par nos peurs, nos angoisses, tôt ou tard elles nous mèneront vers la dépression. J’en sais quelque chose croyez-moi. Mais je sais aussi que le bonheur est le prix de nos efforts.

La vie pour moi reprend ses couleurs. Je la savoure jour après jour……

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L’amitié

Dans la sécheresse on découvre les bonnes sources; dans la détresse, les bons amis. (Proverbe chinois)

L’amitié est pour moi quelque chose de grand, de précieux. C’est un privilège que je n’accorde pas facilement. Avec le temps, j’ai appris. L’amitié passe par le cœur.

J’ai côtoyé beaucoup de gens venant de milieux différents, riches, pauvres, heureux, malheureux. J’ai donné ma confiance trop souvent sans penser, avec sincérité. Mais au fond, qu’est-ce que l’amitié? Chacun a sa propre définition, ses propres exigences., ces propres attentes.

L’amitié, je la retrouve dans la simplicité et la franchise. Je compare l’amitié à l’amour dans le sens qu’on ne la cherche pas, elle arrive comme ça, sans s’annoncer. Quand j’offre mon amitié, je n’attends rien en retour. Par contre j’exige la même chose.

L’amitié doit être entretenue, respectée et protégée au même titre que l’amour. Plus vous la nourrissez et plus elle grandit. La puissance de l’amitié est proportionnelle à la façon dont vous la chérissez.

Il m’est arrivé de perdre foi en la vie, de me sentir seule et faible. La vie nous malmène parfois au-delà de ce qu’on peut supporter. Je l’ai vécu. J’ai nagé dans ma peine, j’ ai chercher la lumière, j’ai sombré dans l’abîme, j’ai frôlé la mort et pourtant je suis là aujourd’hui, heureuse de vivre. Cette victoire n’est pas mienne mais appartient à vous tous, amis, car sans le réaliser, votre amitié me soutenait, me maintenait la tête hors de l’eau. La puissance de l’amitié est grande. Vous m’avez tendu la main avec cœur, sans jugement, sans discours moralisateur. Vous m’avez aidé à avancer en respectant ma détresse.

Merci à vous tous, Suzanne,Pierre, Julie, Manon, Colette, Jeanne-D’Arc, Ginette, Yvonne, Monique, Rita, Louise, Normand. Vous m’apportez toujours un morceau de bonheur chaque fois que je vous rencontre. À votre manière vous avez nivelé ma route. Vous êtes des gens de cœur.

Bien sûr je n’oublie pas mon beau p’tit bonhomme, mon grand amour. Malgré une vie remplit d’aventures et mésaventures, il demeure mon plus grand ami. Il est ma force, mon soleil.

À vous mes amis je dis …

À la r’voyure …..

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