Une bien grande dame…

Nous ne voulons pas être plus haute que les hommes, nous voulons être à côté, égale. (Lise Payette)

Femme de cœur, femme de convictions, Mme Lise Payette a défriché le chemin de l’égalité de la femme face à l’homme. J’ai plus connue cette dame lors de son engagement politique. J’ai toujours été pour l’égalité homme -femme et de voir cette femme se tenir droite dans un monde où l’homme était roi et maître me confortait dans ma volonté d’indépendance et ma vision d’égalité. Cette femme m’a permis de croire que l’univers de la femme va au-delà de la reine du foyer.

C’était l’époque où les femmes pouvaient être autre chose que le dicton sois belle et tais-toi.

Merci à vous Mme Payette pour votre implication et vôtre dévouement. Vous avez marqué l’histoire du Québec.

Toutes m’es condoléances à ses proches ainsi qu’à tous ceux qui l’ont côtoyé. On ne vous oubliera jamais.

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Conscience,honnêteté, droiture…

En général, le verdict de la conscience est celui que rendrait le moi social. (Henri Bergson)

Conscience, honnêteté, droiture sont des mots qui disparaissent assez vite du vocabulaire quand l’argent est en jeu et c’est encore plus vrai quand la famille ou les amis sont impliqués. Les écris et les contrats sont de mises pour contrer une mémoire défaillante ou une mauvaise interprétation. C’est triste mais c’est la réalité. Je suis sûre que vous connaissez des gens à qui c’est arrivé! Tout le monde y perd au change. Des liens se coupent et mènent parfois à l’irréparable.

Ma mère nous a souvent aidé en nous prêtant et chaque emprunt se faisait par écrit incluant tous les détails pertinents ainsi que la signature de l’emprunteur. Ma mère avait le sens des affaires. Je n’ai jamais eu de problème avec ça car mes intentions étaient honnêtes. Dès la fin des paiement, je recevais une quittance signée par elle. J’ai appris beaucoup par son exemple. En mon âme et conscience je savais que j’honorerais ma parole et la signature faisait acte de ma bonne foi.

Mais de nos jours que veux dire le mot conscience? Voici quelques définitions trouvées sur internet :

1-Connaissance immédiate de sa propre activité psychique

2- Capacité de se décrire, de se définir et de choisir.

3- Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.

4- faculté de juger du bien et du mal.

Je parle donc ici de conscience morale, la quatrième définition. Je fais référence à cette petite voix intérieure qui me parle et dont je décide d’écouter ou de rejeter. La religion imageait la conscience par l’ange et le démon. Libre à nous d’avoir bonne ou mauvaise conscience mais attention! celle-ci ne s’efface pas pour autant. Elle vous suit et vous habite tout au long de votre vie. Vous pouvez la faire taire mais un jour vous aurez à lui faire face. C’est ce qu’on appelle la loi du retour.

L’honnêteté ne m’a pas mis riche mais elle ne m’a pas appauvri non plus. Ma conscience et ma réputation se sont enrichies. Ma parole vaut son pesant d’or. Je ne veux voler personne, mais je ne me crée pas d’attente car la génération qui nous suit a tendance à voir les choses autrement.

Autrefois nous disions : puis-je vous être utile. Aujourd’hui on nous dit : que peux-tu faire pour moi? Car tout leurs est dû. La génération qui nous suit n’a jamais tort, c’est toujours la faute d’un autre ou d’une mauvaise interprétation ou de la fatalité ou de la malchance.

Loin de moi l’idée de vous offenser, nous la génération des bébés boomer avons à nous adapter au changement. C’est ce qu’on appelle l’évolution. Mais si vous voyez que le chapeau vous fait alors il y a de l’espoir puisqu’il vous reste un peu de conscience.

Voici venu la fin de ma vision des choses…

À la r’voyure…

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L’amitié

Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’as menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire. (Friedrich Nietzsche)

L’amitié! Nous avons tous des amis! Mais de nos jours, la quantité d’amis est exponentielle sur les réseaux sociaux. Les amis de vos amis sont aussi vos amis. Vous les connaissez à travers Facebook, Instagram. Tel une série de télé-réalité, vous vivez avec eux, partagez leurs bonheurs.

Moi je suis un dinosaure et fière de l’être. Je n’ai pas beaucoup d’amis mais ceux que j’ai sont des êtres exceptionnels. Facebook, Messenger sont des moyens de communication qui me sont très utiles. J’aime communiquer et ces médias me permettent de le faire sans déranger. Le receveur prend ses messages selon sa disponibilité.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai eu le plaisir de dîner avec deux amies extraordinaires. Nous nous sommes connues en faisant du bénévolat. Colette, que je surnommais amicalement Colette la parfaite, était la responsable de l’équipe. Notre amitié s’est développée au fil du temps. Colette est une personne charitable, serviable, honnête, franche, respectueuse et j’en passe, de là le qualificatif de Parfaite.

J’ai connu Jeanne-d’Arc pendant ma dernière année à Waterloo. J’étais sa co-équipière du jeudi au club des petits déjeuners du Quebec. Jeanne-d’Arc incarne la douceur, le respect, la sincérité. C’est une personne simple, vraie. J’aurais aimé l’a connaître plus tôt. Sa présence est apaisante , ses paroles sont encourageantes, sa personnalité est inspirante. En bref, c’est un ange de bonté. Son amitié est un cadeau précieux.

Il m’a fallut vingt ans avant de connaître l’amitié et ce premier ami c’est Sylvain. L’amour s’est installé par la suite mais je le considère avant tout comme un ami sincère, attentionné et aimant.

Je crois en l’amitié durable mais c’est un privilège que je n’accorde pas à tous. Je fais la différence entre une connaissance avec qui je partage des moments de plaisirs et que j’aime côtoyer et une personne en qui la confiance et le respect sont réciproques. L’amitié ne s’achète pas, elle se mérite, elle se gagne. Au fil des ans et des régions, je me suis liée d’amitié avec plusieurs personnes issues de milieux différents, mais tous ont une qualité commune ; ce sont tous des gens de cœur.

Ces gens de coeur, je les retrouvent dans ma famille en premier lieu. Je pense à Suzanne, Julie, Louise, Normand, Manon, Claudette qui ont toujours été à mes côtés dans la tourmente.

Je pense à tant de gens qui ont croisé mon chemin , avec qui j’échange sur mon blogue, ou par téléphone vu la distance qui nous sépare. Et vous que je côtoie et que j’apprends à connaître, vous m’apportez des parcelle de bonheur.

Je n’ai pas des milliers de 🧡 sur ma page Facebook. Je n’ai pas des tonnes d’amis sur les réseaux sociaux. Non! Je n’ai que des amis de qualité, peu ou pas techno mais toujours présents dans ma vie.

Merci à vous pour tous ces moments de bonheur partagés et ceux à venir …..

Je vous aime et vous dit …

À la r’voyure …..

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On ne choisit pas ses parents… ni ses enfants

La vie ne nous demande pas d’être les meilleurs, mais seulement de faire de notre mieux ( H. Jackson Brown Jr.)

Nous choisissons d’être parents …mais nous ne choisissons pas nos enfants. Mettre un enfant au monde est la plus belle chose qui puisse arriver. C’est la concrétisation de l’amour. C’est le don de soi, un amour inconditionnel. Tu te donnes à tes enfants au point de t’oublier. C’est une part de toi qui grandit et qui un jour se détache pour vivre sa vie. Mais être parents est un métier qui ne s’apprend pas dans les livres car chaque enfant est différent . Il faut faire du cas par cas. Certains parents réussissent mieux que d’autres. Chacun y va selon ce que la vie lui a appris, mais chacun y met tout son cœur, tout son amour. Malgré tout, le métier de parent peux parfois être ingrat. À qui la faute?

On a tendance à reprocher aux parents les mauvaises attitudes de leur progéniture. Il est comme ça parce qu’il n’a pas été aimé, ou ses patents le battait, ou son père était alcoolique. Il y a tellement de raisons pour justifier l’enfant qui dérape. Nous aussi, en tant que parents nous rêvons de l’enfant tout mignon, gentil, docile, intelligent, aimé de tous. Mais nos enfants ne sont pas parfaits.

Je parle en connaissance de cause. Sébastien a commencé sa vie en pleurant sans arrêt. Tout ceux qui l’on connu se souviennent. On le disait malade, moi je disais qu’il s’ennuyait. Il a cessé de pleurer le jour où il a marché. C’était un enfant hyperactif, lunatique, naïf mais d’un QI au dessus de la moyenne. Je peut vous dire que ce n’était pas toujours facile à gérer mais nous l’aimions et nous étions fière de lui. Puis est arrivée Isabelle, toute cute, toute sage, toute mignonne et si tranquille! Tout le contraire de son frère. Elle dormais 20 heures sur 24. Combien de fois je l’ai amenée chez le médecin pour vérifier sa santé. Elle aussi était notre fierté. Elle était charismatique, souriante, enjôleuse. Tout le monde l’aimait et elle le leur rendais bien. Deux enfants, même parents, même éducation, même amour, résultat différent. Sébastien détestait la chicane, sa sœur défiait l’autorité, favorisait la confrontation. Sébastien était hyperactif, mais en me documentant sur le sujet, qui à l’époque était relativement nouveau et contesté, j’ai pu adapté mon approche face à lui et l’aider à grandir avec sa différence. Sébastien aimait la vie, aimait rire. Il en a bavé mais il a su trouvé sa voie. Elle l’a mené à Terre-Neuve. Pour Isabelle, c’était différent. Son enfance était une période divine, un ange, un rayon de soleil. Elle était la petite princesse de tout le monde. Puis est arrivé une période d’instabilité financière dont nous avons dû nous adapter. Isabelle était aux portes de l’adolescence. Dès lors la princesse s’est changée en diablesse, en contradiction avec toute autorité, me poussant toujours au bout de ma patience. Je ne comprenais pas, je ne savais pas comment gérer tout ça. De nos jours ce symptôme est étiqueté et documenté en tant que trouble de comportement. Isabelle et moi étions donc en conflit, jour après jour. À la naissance de Kayla, nous nous sommes rapprochées. C’était une belle époque, on nous voyait toujours ensembles. Je garde de beaux souvenirs d’Isabelle avec Kayla et les chevaux, et les déjeuners chez Horace, et les randonnées en bogheis, et la cueillette de bleuets où Kayla remplissait son panier à même le mien.

Puis est arrivé Thomas, la séparation d’Isabelle et l’arrivée d’Ugo dans la famille. J’étais heureuse car Isabelle allait connaître le grand amour, le vrai. Puis vient l’aventure du centre équestre où Isabelle nous met de côté. Les enfants avaient comme grand-parents adoptifs un couple d’amis d’Isabelle. C’était une période bien triste pour moi. Je vivais le rejet du côté d’Isabelle et la leucémie de Sébastien qui reprenait de plus bel. Sa maladie nous a réunis. Sa mort nous a soudé et rendu plus fort. Moi et Isabelle avons fondé Pictom, compagnie à laquelle je croyais, un produit auquel je crois toujours d’ailleurs. Mais Pictom a été le début de ma descente aux enfers. Je me suis retrouvée en conflit continuel avec Isabelle. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, Isabelle nous renie en temps que parents. Elle nous a banni de sa vie, elle nous a mis à la porte de la compagnie, a étalé notre vie personnelle sur la place public, nous tiens responsables des pertes de Pictom et nous reproche d’avoir investis notre argent personnel pour maintenir la compagnie à flots. Et c’est à qui la faute ? Aux maudits parents qui l’ont mal aimé!

Maintenant je fais le deuil d’un enfant toujours vivant. On ne force pas l’amour. Isabelle ne nous aiment pas et je ne lui en veux pas. Nous ne correspondons pas au profil de parent qu’elle veut. C’est sa vie et elle la vit à sa façon. Le plus difficile dans tout ça c’est que je suis incapable de l’ hair.

Si j’avais à refaire ma vie, je n’aurais pas d’enfants. Non pas que je ne les ai pas aimés mais cet amour m’apporte plus de souffrances que de bonheurs. J’ai vu mourrir un enfant qui aimait la vie et je vis le rejet de la part de l’autre pour ne pas avoir été une mère qui répond à ses critères.

On ne choisit pas ses enfants … on les aime tel qu’ils sont

Sur ce je vous dis…

À la r’voyure….

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La retraite …

Les maisons de retraites sont comme des colonies de vacances sauf qu’il n’y a pas de rentrée des classes. (Patrick Timsit

Retraite! Ce mot à lui seul génère une game d’émotions spécifiques à chacun. Certains la voient comme une nouvelle phase de la vie, apportant son lot de plaisirs tandis que d’autres la vivent comme la fin d’une vie. Il y en a qui préfère prendre une semi-retraite afin de conserver leur train de vie, d’autres la prennent sans réfléchir. L’important dans tout ça est de la prendre quand on est prêt émotionnellement et pour les bonnes raisons.

Une retraite, ça se prépare, ça se planifie si vous voulez en profiter au maximum. J’avais prévu prendre la mienne à 65 ans mais le destin en a décidé autrement. Subtilement, sans s’annoncer,on m’a mis à la retraite. Une passe difficile mais surmontable! J’ai vécu le rejet, l’abandon, la frustration, la colère. Je me suis relevée, j’ai fait le ménage dans ma vie, j’ai analysé mes sentiments et mes besoins. Il y a des batailles qui nous détruisent alors j’ai choisi de lâcher prise et de regarder en avant.

Le fait de recevoir dernièrement une commande pour une échelle de croissance a été l’élément déclencheur. Aujourd’hui je réalise que finalement ma vie s’ouvre sur un monde nouveau. J’ai des projets plein la tête. Je visite maman sans avoir à gérer mon temps. Je me sens libre, je me sens bien, je suis heureuse.

Mon premier projet est un cours de peinture à l’huile. Je me suis inscrite pour une session débutant en septembre. Difficile de vous dire tout le bonheur que ce geste m’apporte. Je ressent une joie immense. Je suis surexcitée à la pensée d’accomplir un rêve qui me semblait encore bien loin. J’ai déjà en tête le croquis de ma toile. Pour sûr que j’en ferai un blogue le temps venu.

Mais ceci n’est qu’une pré-retraite car la vraie sera lorsque Sylvain prendra la sienne. Notre projet commun est de prendre logement en résidence pour retraités et de profiter des services et loisirs qu’offrent ces établissements. Vivre un jour à la fois, voilà ce que j’appelle la retraite …..

À la r’voyure….

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Cruauté …

On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal. On a du cœur ou on n’en a pas.

(Lamartine)

Nos médias nous présentent régulièrement des cas de maltraitance de toutes sortes. Que nous parlions de sévices fais aux enfants ou aux personnes âgées ou encore de maltraitance animale, les images nous interpellent et nous touchent au plus haut point. Nous avons le jugement facile. Nous nous élevons contre ces agissements scandaleux, et ce, avec raison. Nous demandons que justice soit faite. Mais cette justice est-elle équitable pour tous?

Prenons le cas d’un bébé brassé, un enfant battu ou un enfant victime d’abus sexuel, les blessures sont apparentes. C’est pitoyable ! Que fait-on pour les protéger? Combien de personnes savaient mais n’osaient dénoncer! On ferme souvent les yeux de peur de… et même quand on dénonce, il faut des preuves. Est-ce la seule fois, est-ce que c’est continuel? Parfois l’enquête est tellement longue que l’irréparable survient.

Que dire maintenant de nos personnes âgées en perte d’autonomie que l’on confie à l’état ou au privé en voulant le meilleur pour eux. Quand un cas de maltraitance survient et est surtout médiatisé, la famille tout comme la population montent immédiatement aux barricades. Nous devenons juge et bourreaux. Nous punissons les coupables puis tout va bien. Notre conscience est tranquille. Mais que faisons-nous de concret pour nos aînés à part leur trouver une place pour finir leurs jours en se disant qu’ils seront bien soignés. Combien de temps passons-nous avec eux? Ça se calcule en heures/semaine ? en visites/mois ? ou par année ? ou tout simplement les dernières heures avant leurs morts ?

Nous demandons au personnel de leur donner les soins et l’amour que nous sommes incapable de leur donner. Nous exigeons qu’ils soient humains envers nos aînés qui parfois sont eux-mêmes atteint de démence et violents. On s’attend que nos préposés aux bénéficiaires soient toujours souriants, aimables et patients malgré l’épuisement dû à la surcharge de travail. C’est plus long et surtout moins agréable de changer la couche d’une personne âgée que celle d’un bébé qui babille et vous sourit. Et si nous étions plus présents auprès de nos aînés, si nous participions à leur bien-être dans la mesure de nos capacités bien sûr. La douleur morale est une souffrance invisible mais combien insupportable.

Et j’en viens à parler de cruauté animale! Tous les amoureux des animaux dénoncent les coupables et font en sorte qu’ils soient punis. Ils seront surveillés afin de ne pas recommencer leur barbarie. Les animaux seront pris en charge et soignés, si c’est possible, sinon ils seront euthanasiés afin d’abréger leurs souffrances. Les soins et traitements offerts aux animaux sont parfois plus humains que ceux apportés aux humains en position d’infériorité. Mais pourquoi?

Bien sûr je me vois mal demander l’euthanasie pour ma mère de 92 ans. Ça ne serait pas politiquement correcte. Ma mère est physiquement en santé. Elle mange bien, elle dort bien, elle se déplace lentement avec une canne mais c’est bien, elle n’est pas en fin de vie. Alors que demander de mieux! Bon! Le cognitif est en baisse, elle ne sait plus penser mais ce n’est rien de physiquement douloureux. Tel un enfant, il faut la diriger, la surveiller et voir à la divertir. Elle vit dans une résidence privée en milieu familial, entourée de gens formidables. Ça aussi c’est merveilleux! Pourtant, je vois de la tristesse dans son regard. Je la visite plusieurs fois par semaine, elle me reçoit avec un grand sourire comme si je lui donnais la lune. Mais elle est triste en dedans. Elle est bien consciente qu’elle est incapable de faire ce que les autres font. Sa mémoire lui fait défaut et ça aussi ça ajoute à sa douleur morale. Elle me demande parfois si c’est vrai qu’elle a eu plusieurs enfants. Elle essaie de se souvenir de leur nom. Je lui énumère en ordre, du premier au dernier. Elle me demande où ils sont, je lui nomme les défunts, ceux qui demeure loin et ceux qui travaille encore et manque de temps. Et ça fait mal! D’autres jours, elle me demande de prier pour que Dieu vienne la chercher. Et ça fait mal! J’ai vu mon frère se battre pour qu’on le laisse mourir, et ça aussi ça fait mal! Mais si je demande l’euthanasie pour ma mère, je serai pointée du doigt, on me jugera comme une criminelle car maman ne souffre pas.

Si ma mère était un chien, il y’a longtemps qu’on l’aurait euthanasiée car c’est impensable de faire souffrir une bête ainsi handicapée. Quand je serai vieille, en santé comme ma mère et placée dans une résidence avec soins, s’il vous plaît, traitez-moi comme un chien et amenez-moi chez un vétérinaire pour que l’on m’euthanasie en toute douceur, dans la dignité. Ne me laissez pas attendre la mort.

À la r’voyure …..

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Dans ma bulle

« Si les arts veulent un cœur ardent, il leur faut aussi un esprit libre.  » (Constance de Théis)

Ce matin je suis fébrile. J’ai choisi mes pinceaux et mes couleurs. J’ai fait les croquis et le montage de l’échelle et me voilà prête. J’ai un peu le trac. Il y a longtemps que je n’ai pas utilisé les pinceaux. Bien sûr j’ai peint l’échelle de Kassandra mais les dessins étant naïfs, c’est toujours plus simple de mettre les couleurs. Cette commande-ci se veut moins enfantine. Ça demande plus de technique dans le choix et le maniement du pinceau.

Me voilà devant mes couleurs, mes écouteurs aux oreilles, le pinceau à la main et c’est parti! Le croquis de base prend vie par la magie des teintes et des ombres. Là légèreté des traits fait apparaître le pelage soyeux de maman renard. Bébé a le poil moins coloré et plus dru. Il devra grandir pour atteindre les caractéristiques déterminantes de l’adulte.

J’ai repris confiance. Deux ou trois coups de pinceau comme essai ont suffi à me rassurer. Bien concentrée, enfermée dans ma bulle, j’évolue au rythme d’une musique douce. Un bonheur inexprimable fait battre mon cœur. Mes doigts font glisser le pinceau avec aisance, transmettant au dessin tout l’amour et la reconnaissance qui m’habite. Oui! Je remercie la vie de m’avoir donné ce don ainsi que la possibilité de le pratiquer à ma guise.

Le premier dessin est complété. Je suis satisfaite du résultat. Tel que promis à ma cliente, elle recevra une photo de mon travail par messenger. N’est-ce pas merveilleux!

Je vous laisse sur une note de bonheur retrouvé et vous dis …..

À la r’voyure …

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